Le 3433, une alternative à la fracture numérique et sociale

La fracture numérique est synonyme de fracture sociale. La dématérialisation à outrance provoque non seulement une, mais plusieurs fractures sociales.

S’il est vrai que le numérique est une évolution technologique positive pour certains, il est en revanche, une insupportable régression pour d’autres, un combat pour simplement exister dans un monde de pratiques gravitant autour des TIC, les Technologies de l’Information et de la Communication. Plus notre monde se connecte, plus une frange de la population se déconnecte de tout.
Une inégalité certaine grandit face à l’accès à la connaissance, l’information, aux divers services ainsi qu’aux réseaux de communication.
 
inaccessibilité des services numérique et assistance téléphonique

Qu’est-ce que la fracture numérique ?

Si vous lisez cet article sur notre site À Votre Service, c’est que vous êtes devant votre écran de smartphone, de tablette ou d’ordinateur, connecté à Internet ! Ce geste banal, quotidien, habituel, vous permet également de réaliser bon nombre d’actes en tous genres : communiquer avec vos proches, effectuer toutes sortes de démarches administratives, faire vos courses, acheter un billet d’avion, prendre rendez-vous avec un médecin,…. D’ailleurs, aujourd’hui, certaines démarches sont désormais exclusivement réalisables via Internet.

Prenons un exemple : vous souhaitez obtenir une carte grise pour votre véhicule. Vous ne trouverez pas une préfecture permettant la réalisation de vos démarches. La situation s’aggrave avec notamment le lancement de FranceConnect qui dématérialise aujourd’hui toutes les démarches administratives.

Mais alors, que deviennent celles et ceux qui n’ont pas accès à internet ? Les personnes en situation de handicap, qu’il soit physique ou matériel ? Ce sont les laissés-pour-compte de la société, et, selon l’INSEE, ils représenteraient même 17% des personnes résidant en France.

La dématérialisation des démarches administratives

Vous voulez déclarer vos revenus aux impôts, poser une question à l’URSSAF, faire une demande de permis de conduire, créer une entreprise … ? Les démarches administratives sont de plus en plus numérisées et dématérialisées.

Comment celles et ceux qui ne peuvent avoir accès à un ordinateur et/ou à Internet, peuvent-ils gérer leur quotidien dans la course au tout numérique ? La dématérialisation des démarches administratives ne fait que creuser l’écart entre les classes sociales, les générations et les territoires en France.

Un véritable parcours du combattant se dresse devant certaines catégories de la population française, parmi lesquelles les personnes âgées, les illettrés ou les analphabètes, certaines personnes handicapées, les classes sociales défavorisées ou encore les habitants des régions où fleurissent les « zones blanches », ces zones géographiques sans Internet… Pouvons-nous, nous citoyens français, accepter cette marginalisation galopante ?

L’Illectronisme et les « abandonnistes », les exclus de la société​

Contraction des mots « Illettrisme » et « Electronique », l’Illectronisme est un terme récent, qui représente 14 millions de personnes en France n’ayant pas accès à Internet ou n’ayant pas les capacités d’utiliser les outils numériques.

Ainsi, le quart de la population française devient, malgré elle, exclue de la société. Ces oubliés ne peuvent jouir de tous leurs droits fondamentaux, de certaines aides, et de certains services et moyens de communication censés rapprocher la population.

Ces délaissés du numérique, découragés, las de se battre contre un état de fait qui s’impose à eux, finissent par baisser les bras, par renoncer et abandonner, d’où l’ « abandonnisme », ce phénomène qui isole de plus en plus de personnes souvent déjà fragilisées. Ils deviennent des victimes de la fracture numérique, privées de leurs droits et de leur existence sociale.

Les fractures numériques en France​

La numérisation de notre vie et de surcroît, la dématérialisation des démarches administratives créent d’insupportables inégalités en France mais aussi dans le monde. Dans l’hexagone et les départements d’Outre-mer, malgré les efforts conjoints du secteur privé et du secteur public, les victimes du numérique sont encore beaucoup trop nombreuses.

On ne parle plus de « fracture numérique » mais de « fractures numériques » qui sont sociales, socio-économiques, générationnelles et territoriales.

La fracture sociale et socio-économique​

S’il est vrai que grâce à Internet, l’information est à la disposition de tous, encore faut-il avoir les moyens et les outils pour y accéder puisque, pour certains, cette « information » s’arrête au bout du câble.

Ainsi, nombreux sont celles et ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter un ordinateur ou une tablette, et qui ont encore moins les moyens de payer les abonnements et autres dépenses annexes.

Pour d’autres, leurs connaissances et compétences ne sont pas assez pointues pour être en mesure d’utiliser les TIC et autres appareils connectés.

Sans oublier les personnes en situation de handicap qui sont dans l’incapacité physique d’utiliser un ordinateur, une tablette ou encore un smartphone.

La fracture générationnelle​

Les jeunes manient les appareils numériques avec une aisance déconcertante, notamment ceux reliés à Internet. Malheureusement, plus on se rapproche du 3e âge, plus cette génération est éloignée d’Internet et de la technologie.

Selon l’INSEE, 53% des personnes de plus de 75 ans, n’ont pas Internet. Qui n’a pas déjà vu un grand-père se trouvant désemparé face à la complexité d’un smartphone, alors qu’il cherchait simplement à composer un numéro de téléphone, comme à l’époque du cadran tournant à trous allant du zéro au neuf ?

Malgré toute la bonne volonté de nos aînés, il leur est difficile d’utiliser ces appareils numériques qui sont apparus alors qu’ils avaient déjà 40 ou 50 ans. Quant à les faire adhérer au monde virtuel d’Internet avec des musées et boutiques en ligne par exemple, ce n’est pas une mince affaire !

La fracture territoriale​

On entend souvent parler de disparités territoriales en matière d’accès aux soins, d’accès aux commerces et d’accès aux services, notamment les services publics. Mais il existe désormais ces fameuses « zones blanches », zones géographiques généralement rurales, coupées d’Internet mobile, de l’ADSL et aussi de la fibre optique, ou qui y sont très faiblement connectées …

Dans ces zones « mal, peu ou pas desservies », les habitants vivent un isolement criant : ils n’ont accès à rien, ne peuvent jouir d’aucun service, d’aucune aide, ni même de leurs droits les plus élémentaires.

Comment effectuer certaines démarches administratives sans Internet, ni la possibilité d’utiliser FranceConnect ? Comment mettre à disposition des élèves, les informations indispensables à tout parcours scolaire ?

Très paradoxalement, nous avons choisi de publier cet article, et bien d’autres,…. sur Internet ! Car le numérique est aujourd’hui le principal biais de transmission de l’information de masse. In fine, cet article s’adresse aux internautes qui connaissent des victimes du tout numérique en France.

Informez votre entourage du numéro 3433, la nouvelle conciergerie grand public. Il s’agit d’un numéro de téléphone qui répondra à toutes les requêtes, qu’elles soient administratives ou privées.